Richela CHAMBI DJOUMBAMBA
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À l’occasion du Grand Raid, le Département mobilise les coureurs et le public autour d’un enjeu essentiel pour La Réunion : la préservation de son patrimoine naturel. Dès la remise des dossards, ce mercredi 14 octobre à la Ravine Blanche, à Saint-Pierre, deux espaces de sensibilisation ont permis de découvrir les richesses de la biodiversité réunionnaise et les actions engagées pour restaurer les forêts de l’île.
Une micro-forêt composée d’une centaine d’arbres et de plantes endémiques et indigènes a ainsi été présentée aux traileurs. Réalisée avec des végétaux issus notamment des pépinières de l’Office national des forêts, du Parc national de La Réunion et du Conservatoire botanique national des Mascareignes, elle illustre la richesse et la fragilité des écosystèmes réunionnais.
Menée avec le Parc national et l’Agence régionale de la biodiversité, cette opération s’articule autour de deux messages complémentaires : « VOUS AGISSEZ », à travers la campagne Ti Pat inscrite dans le cadre de la Commission départementale des espaces, sites et itinéraires (CDESI), et « NOUS AGISSONS », pour mettre en lumière les engagements du Département et de ses partenaires.
« Nous agissons, d’abord, pour entretenir et valoriser les sentiers qui font la renommée de notre île. Nous agissons aussi pour restaurer nos écosystèmes, lutter contre les espèces exotiques envahissantes et développer une pratique maîtrisée des sports de nature », souligne Richela Chambi Djoumbamba, Conseillère départementale.
Ces engagements se traduisent notamment par le Plan départemental 1 Million d’Arbres, qui contribue à restaurer les milieux naturels et à préserver la biodiversité. Plus de 700 000 plants ont déjà été mis en terre, avec l’ambition d’atteindre le million d’ici 2027. La gestion de la forêt réunionnaise représente par ailleurs un investissement départemental de l’ordre de 16 à 19 millions d’euros par an, consacré notamment à l’entretien des sentiers, à l’accueil du public et à la préservation et à la valorisation des milieux naturels.
La sensibilisation passe aussi par des gestes simples. Les coureurs ont ainsi été invités à nettoyer leurs chaussures sur une grille dédiée, afin de limiter la propagation des espèces exotiques envahissantes. « Terre, graines et fragments végétaux peuvent voyager sous les semelles des coureurs. Quelques secondes de nettoyage suffisent à limiter ces risques et à contribuer à la protection de la biodiversité réunionnaise », a rappelé Alexandre Gilles, de la Direction du tourisme et des espaces naturels du Département.
« Ensemble, faisons de cette aventure sportive un engagement collectif pour notre île ! », a lancé Richela Chambi Djoumbamba.
Le public pourra également retrouver la micro-forêt du Département à l’arrivée du Grand Raid, sur le site de La Redoute, du 16 au 18 octobre. Une occasion de découvrir les espèces endémiques et indigènes de La Réunion et de mieux comprendre les actions menées pour préserver les forêts et les paysages qui font la richesse de notre territoire.
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Le comité de pilotage du Pacte linguistique de La Réunion s’est réuni ce mardi 13 octobre 2026. Cette rencontre a permis d’ouvrir une nouvelle étape dans la reconnaissance et la transmission de la langue créole. Trois ans après la signature de ce pacte, les partenaires ont dressé le bilan des actions engagées et préparent la création d’un Institut public du créole réunionnais.
Signé en décembre 2023 par l’État, la Région, le Département et l’Association des maires de La Réunion, ce pacte vise à promouvoir le bilinguisme et le multilinguisme, tout en posant les bases d’un outil pérenne dédié à la langue créole.
Depuis, des études comparatives ont été menées pour identifier le cadre juridique adapté au futur Institut. Les collectivités ont développé des pratiques favorisant l’usage du créole dans leurs services. Le Rectorat a renforcé les possibilités d’enseignement dans les établissements, tandis que des études universitaires ont permis de mieux documenter les usages de la langue dans les organisations professionnelles.
Le Département contribue à cette dynamique par ses politiques sociales, éducatives et culturelles : accompagnement des artistes, Pri Fonnkèr marmay, valorisation du patrimoine écrit par la Bibliothèque départementale, site internet et supports muséographiques plurilingues dans les équipements culturels, et édition d’albums jeunesse en créole à destination des familles.
« Avec la création de cet Institut, nous voulons bâtir un outil au service de l’émancipation de notre jeunesse créole, capable de fédérer les compétences et de faire vivre notre langue créole réunionnaise dans la durée », souligne Richela Chambi Djoumbamba, Conseillère départementale.
Cet Institut devra être un lieu de rassemblement et de partage, qui associe les spécialistes, les institutions, les acteurs culturels, éducatifs, associatifs. Sa réussite dépendra de la qualité de son expertise, de sa capacité à fédérer les énergies et à inscrire son action dans la durée, ce que vise le renouvellement de ce Pacte qui s'inscrit dans la politique linguistique menée par le Département et ses partenaires sur le territoire.
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Le vernissage de l’exposition « Tromelin, les esclaves oubliés » s’est tenu ce samedi 10 octobre 2026 au Centre culturel Le SUD, à Saint-Pierre, en présence de Mikael Quimbert, Préfet, administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), de David Lorion, Maire de Saint-Pierre, et de Richela Chambi Djoumbamba, Conseillère départementale. Organisée à l’occasion du 250ème anniversaire du sauvetage des naufragés de l’Utile, cette exposition retrace une page tragique de l’histoire de l’esclavage dans l’océan Indien.
En 1761, après le naufrage de l’Utile, 80 esclaves malgaches sont abandonnés sur l’île de Tromelin. Quinze années plus tard, seuls sept femmes et un enfant de huit mois sont secourus. Longtemps méconnue, cette histoire a été éclairée par plusieurs campagnes archéologiques menées entre 2006 et 2013, auxquelles le Département de La Réunion a apporté son soutien financier.
À travers des documents et des objets archéologiques, l’exposition permet de mieux comprendre les conditions de survie de ces naufragés et de redonner une place à ces femmes, ces hommes et ces enfants longtemps oubliés.
Un engagement départemental pour la mémoire de l’esclavage
Cette démarche fait écho à l’action menée par le Département pour préserver et transmettre cette mémoire, dans le prolongement notamment des travaux de l’historien Sudel Fuma sur la « Route de l’Esclave et de l’Engagé dans l’océan Indien ».
Elle trouve aujourd’hui une traduction majeure dans la transformation du musée historique de Villèle en Musée de l’Histoire de l’Esclavage, destiné à devenir un lieu de référence sur cette histoire et ses héritages à La Réunion.
« À travers le futur Musée de l’Histoire de l’Esclavage à Villèle, comme par notre soutien à des initiatives telles que cette exposition, nous voulons faire connaître cette histoire dans toute sa profondeur et transmettre aux générations futures les clés pour la comprendre », a déclaré Richela Chambi Djoumbamba.
L’exposition est visible jusqu’au 19 décembre 2026 au Centre culturel Le SUD, 60, rue Victor-le-Vigoureux, à Saint-Pierre.
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Le Département a inauguré, les 29 et 30 septembre 2026, deux relais de l’Artothèque dans les cirques de Cilaos et de Salazie. Le cirque de Mafate possède également son relais au gîte des Agapanthes, à Aurère. Des lieux qui permettent de diffuser l’art contemporain en milieu rural et de le rendre accessibles à tous.
Ces inaugurations se sont déroulées en présence de la conseillère départementale en charge de la Culture, Richela Chambi Djoumbamba, de la maire de Cilaos, Laïla Nassibou, le représentant de la maire de Salazie, Laurent Chane Kam et du représentant du Centre National des Arts Plastiques, Lucas Vachez.
« Aujourd’hui, nous franchissons une nouvelle étape avec “L’Artothèque fait son cirque”. L’art sort ainsi des lieux où nous avons l’habitude de le rencontrer pour investir les territoires. À Cilaos et à Salazie, mais aussi à Mafate. Trois cirques, trois relais, trois portes d’entrée vers l’art et la création. Et je trouve qu’il y a ici une belle image », a expliqué Richela Chambi Djoumbamba.
« L’Artothèque fait son cirque », a bénéficié du soutien du ministère de la Culture dans le cadre du Plan Culture et ruralité. « Ce projet a été retenu avec une certaine évidence. Il s’agit d’un projet ambitieux et original. Un projet qui ouvre l’accès à l’art de manière itinérante et emmène les œuvres à la rencontre de la population », explique Lucas Vachez, le représentant du Centre national des arts plastiques (CNAP).
« L’Artothèque fait son cirque » a pour objectif de créer, développer et consolider une activité d’Artothèque en milieu rural afin d’élargir les publics et d’aller à la rencontre des habitants. A Cilaos et à Salazie, des commerçants se sont prêtés aux jeux de la balade itinérante des œuvres de l’Arto.
Huit circuits ont ainsi été sélectionnés et sont proposés de trois manières différentes : des routes artistiques reliant l’Artothèque aux territoires ruraux des cirques, des randonnées artistiques à la découverte des gîtes, ainsi que des promenades artistiques à Cilaos et à Hell-Bourg.
Ainsi, à la boulangerie d’Aurère, il est possible d’admirer une œuvre prêtée par l’Artothèque. Des œuvres qui ont été acheminées à pied par les agents de l’Artothèque avec le soutien des étudiants de l’Ecole Supérieure D’Art de La Réunion (ESA).
Ces trois relais, implantés dans les trois cirques, ont vocation à devenir de véritables points d’ancrage de la diffusion de l’art contemporain, avec une sélection d’œuvres originales issues de la collection de l’Artothèque.
L’art visuel au cœur de la ruralité
Trois résidences d’artistes réservées aux arts visuels ont été installées dans les cirques :
Clotilde Chevreau, artiste et designer textile, a posé ses valises dans le Cirque de Salazie pour une résidence de quatre mois avec son projet « Tresser le vivant » ;
Emilie Chalk, artiste plasticienne, travaille dans le Cirque de Mafate pendant six mois autour du « Trésor de Mafate, mémoire végétale et humaine » ;
Camille Brunet, jeune diplômée de l’ESA Réunion en 2025, a rejoint le cirque de Cilaos pour une résidence sur le thème « Tous facteurs.trices «
Chiffres clés :
3 relais de l’Artothèque
8 itinéraires de découverte artistique
3 résidences d’artistes
60 œuvres à découvrir
3 cirques
5 ilets de Mafate
Télécharger le dossier de presse :
Dossier de presse.pdf
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À l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2026, le Département de La Réunion a mis la photographie à l’honneur avec « Miroirs Indianocéaniques », une programmation consacrée à la mémoire, au patrimoine et aux transformations de l’île.
À La Réunion, la photographie occupe une place particulière dans la mémoire collective. Elle accompagne l’évolution du territoire et témoigne des modes de vie, des paysages, de l’architecture et des générations qui se sont succédé. Les images anciennes constituent aujourd’hui une véritable mémoire visuelle de l’île, tandis que la photographie contemporaine révèle les évolutions de notre société.
Cette programmation des JEP a pris une dimension particulière en 2026, année du bicentenaire de la photographie. Le programme « Miroirs Indianocéaniques » a reçu le label du Bicentenaire de la photographie du ministère de la Culture, reconnaissant ainsi l’ambition de cette démarche et la volonté du Département de considérer la photographie comme un patrimoine à part entière, à la croisée de l’art, de l’histoire et de la mémoire. Des journées européennes du patrimoine autour de plusieurs temps forts dont le concours régional de photographie « Monuments de beauté de l’océan Indien » invite notamment à porter un regard nouveau sur le patrimoine de l’espace indianocéanique.
Le Département va par ailleurs publier un livre « Trésors, Zarlor : Le Département de La Réunion et le patrimoine réunionnais ». Un ouvrage rassemblant l’essentiel de la mission patrimoniale de la collectivité qui sera diffusé en décembre 2026. Une collecte de photographies est ouverte pour permettre la préservation et la valorisation de la mémoire iconographique de La Réunion. Les familles, les associations, les institutions ainsi que les collectionneurs privés peuvent s’associer à cette démarche patrimoniale.
Encadré :
Remise des prix du concours régional de photographie « Monuments de beauté de l’océan Indien »
Le 19 septembre, à l’hémicycle du palais de La Source, s’est tenue la remise des prix de la 3ᵉ édition du concours régional de photographie « Monuments de beauté de l’océan Indien », en présence des conseillères départementales Richela Chambi Djoumbamba et Inelda Leveneur, ainsi que du président du Conseil départemental des jeunes, Joackim Bertil.
Au total, 209 collégiens de 22 établissements de sept territoires ont participé à ce projet labellisé « Bicentenaire de la photographie ». Parmi 46 projets reçus, 35 dossiers ont été évalués par un jury de professionnels, qui a salué la créativité, la qualité photographique et l’engagement des élèves dans la valorisation du patrimoine indianocéanique.
Palmarès :
1er prix :
They Walked Here - DAV Collège Port-Louis
(Maurice)
2e prix :
Igreja de Santo António da Polana - Lycée Français International Gustave Eiffel
(Mozambique)
Mention spéciale « Révélation patrimoniale »
La Pierre et la Croix, pour la qualité de son argumentation et la maturité de sa réflexion. - SODNAC SSS
(Maurice)
3e prix :
Le Palais Kapviridjewe, Udjumbe - Groupe Scolaire Fundi Abdoulhamid
(Comores)
Mention spéciale « Regard »
The Echoes of the Diocese, pour son regard original porté sur un patrimoine peu visible. - Collèges de France et du Monde
(Madagascar)
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Le 26 août dernier, Louise Picardo, née M’Pota, a célébré ses 105 ans. A cette occasion, Marie Richela Chambi Djoumbamba, Conseillère départementale, est allée à la rencontre de cette femme qui a traversé plus d’un siècle de bouleversements et qui, depuis son fauteuil, regarde chaque jour encore son quartier vivre et évoluer.
Il y a 105 ans, Basse-Terre n’avait pas le visage qu’on lui connaît aujourd’hui. Les champs de canne à sucre occupaient une grande partie du paysage, les maisons étaient plus rares et la vie s’organisait autrement. Louise s’en souvient parfaitement.
Née à Saint-Pierre au sein d’une famille de sept enfants, elle a connu une enfance simple. Elle a pu fréquenter l’école jusqu’à l’âge de 16 ans, avant de devoir interrompre sa scolarité. À l’époque, l’école était payante et les ressources familiales ne permettaient pas de poursuivre ses études.
Louise consacrera alors sa jeunesse à sa mère, malade et handicapée. Pendant de nombreuses années, elle restera à ses côtés et s’occupera d’elle jusqu’à son décès. Une mission qui l’amènera à mettre sa propre vie entre parenthèses.
À 40 ans, elle se marie avec un homme qui avait déjà huit enfants. Elle les élèvera comme les siens. Le couple aura ensuite deux filles. Au fil des générations, la famille s’agrandira avec l’arrivée de petits-enfants et d’arrière-petits-enfants, aujourd’hui nombreux à entourer leur maman, grand-mère et arrière-grand-mère.
Les robes de mariée de Basse-Terre
Louise a également marqué son quartier par son savoir-faire. Couturière, elle travaillait avec patience et minutie, réalisant notamment de nombreuses robes de mariée.
« On m’apportait beaucoup de robes de mariée à coudre », raconte-t-elle. Une activité qu’elle exerçait tout en continuant à prendre soin de sa mère. Ses talents de couturière étaient alors connus et appréciés des familles de Basse-Terre.
Elle bénéficie chaque jour de l’accompagnement de ses infirmières, de son kinésithérapeute et de ses filles, ce qui contribue à son maintien à domicile.
Mais ce qui fait son bonheur, c’est aussi cette vie qui continue autour d’elle.
Assise dans son fauteuil, devant sa maison, elle regarde les passants, les voisins et les allées et venues. Elle observe son quartier comme elle l’a toujours fait. Basse-Terre a changé, mais Louise en demeure un repère.
Dans le quartier, elle est affectueusement appelée « Tante Louise ». Un surnom qui traduit l’attachement des habitants à cette femme devenue, au fil des décennies, bien plus qu’une simple voisine.
Et tandis que Basse-Terre poursuit son évolution, Tante Louise continue de regarder la vie passer devant sa maison.
Une vie qu’elle contemple aujourd’hui avec sérénité, entourée des siens et riche de 105 années de souvenirs.
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