80 ans - Départementalisation
-
Alienor est une chanteuse, comédienne et musicienne « zoréole », comme elle se définit, fière de cette part créole de son empreinte génétique. Devant un parterre de collégiens, de lycéens et de jeunes élus du Conseil départemental des jeunes, l’artiste a présenté, aux côtés de ses musiciens, un spectacle intitulé « L’Invitation au voyage ».
Visionner la vidéo :
Alienor emprunte la voix de Jeanne Duval, muse de Charles Baudelaire aux côtés de Jérémy Morello à la batterie et aux percussions, et Joseph Lipomi à la guitare.
Le projet « Baudelaire », ce sont douze poèmes qui évoquent un voyage : celui de Charles Baudelaire en 1841 dans les îles de l’océan Indien, et plus précisément à l’île de La Réunion. Une traversée forcée pour le poète, marquée par la mélancolie, mais aussi par la découverte émerveillée des paysages exotiques de l’île Maurice et de l’île Bourbon. Un séjour qui a profondément nourri son inspiration poétique et influencé l’écriture des « Fleurs du Mal ».
Ces poèmes sont mis en musique, mêlant les sonorités du séga et du maloya, à des influences plus européennes.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du 80e anniversaire de la départementalisation (1946-2026). « L’Invitation au voyage » devient ainsi un idéal de civilisation prônant le vivre-ensemble, issu du métissage du peuple réunionnais. « Il faut qu’au même titre que l’éducation ou la santé, la culture soit accessible à tous ! », s’exclame Mario Serviable. Une revendication qui trouve son écho dans les luttes passées de la départementalisation.
Les jeunes se sont en effet laissés porter par ce voyage initiatique à travers la poésie, la musique et la narration d’Alienor, faisant revivre cette épopée de sons, de parfums et de couleurs de notre île.
En savoir plus
-
Les 80 ans de la Départementalisation
19 mars 1946 - 19 mars 2026
La Départementalisation un tournant historique
Le 19 mars 1946, la loi érigeant La Réunion en département français est promulguée. Elle concerne également la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane.
Portée notamment par les deux députés réunionnais Léon de Lépervanche et Raymond Vergès, et dont le rapporteur était Aimé Césaire, cette loi marque la fin du statut colonial et ouvre une nouvelle ère institutionnelle, sociale et économique pour l’île.
80 ans plus tard, l’île s’est transformée et a vu émerger de nouvelles générations de Réunionnaises et de Réunionnais qui contribuent à son développement et à son rayonnement.
À l’occasion de cet anniversaire, le Conseil départemental de La Réunion souhaite faire de cette commémoration un moment collectif de mémoire, de transmission et de réflexions sur l’avenir du territoire.
Cette année de commémoration, qui se déploiera de mars 2026 à mars 2027, aura ainsi pour objectifs de :
- mettre en lumière les grandes transformations de La Réunion depuis 1946
- permettre aux Réunionnais de se projeter sur les grands défis du 21e siècle (transition écologique, évolution démographique, développement économique...)
Suivez cette année de commémoration
sur les réseaux sociaux et site internet du Département de La Réunion.
+ L'actualité des 80 ans
PRENDRE LE TEMPS DE REGARDER
Focus sur les images de la départementalisation (label national du Bicentenaire de la photographie) :
> Collecte d’images : Projet participatif « La Réunion, depuis la départementalisation » pour enrichir le patrimoine culturel et le transmettre aux générations futures (mai 2026).
> « Dans le regard de... » : Exposition photographique mettant en avant la diversité des regards et des voix sur La Réunion depuis 1946 (novembre 2026).
PRENDRE LE TEMPS DE RACONTER
Paroles des anciens, Kozman Gramoun :
> « L’école de ma grand-mère, lékol mémé » : Un concours scolaire de réalisation de mini-films, permettant aux jeunes de découvrir et partager les histoires de leurs aînés (juin 2026).
> Exposition sur des parcours de réussite éducative : Portraits et témoignages de ceux ayant marqué le monde éducatif réunionnais.
La zénès en lèr, Paroles des jeunes :
> « Nout domounité », Fonn’Ker : Spectacle en créole présenté par des collégiens, célébrant la culture réunionnaise (mars 2026).
Une île, des mondes
> Un film consacré à l’action de l’Union européenne à La Réunion : un projet audiovisuel qui retracera le rôle de l’Union Européenne dans l’aménagement et le développement du territoire (mai 2026).
> Un village d’animations à destination de jeunes autour des liens de l’île avec l’océan Indien, l’Europe et le reste du monde (mai 2026).
Des effets de la départementalisation
> Une conférence autour de l’histoire et du développement de l’électricité à La Réunion
PRENDRE LE TEMPS DE S’INTERROGER
Des enjeux contemporains de la départementalisation :
> Mini-vidéos : Deux séries de vidéos produites à partir de témoignages, où des experts abordent les enjeux contemporains de la départementalisation, en collaboration avec le Département et l’Association Bat’Karé (à partir de mars 2026)..
> « En route vers les mobilités » : Journée de réflexion sur l’évolution du réseau routier, promouvant les mobilités douces et sensibilisant aux enjeux de durabilité et de sécurité, avec une piétonisation partielle de la RD57 (septembre 2026).
Du patrimoine réunionnais, ferment du vivre-ensemble :
> « Le Département de La Réunion et le patrimoine réunionnais » : Un ouvrage inédit qui met en lumière le patrimoine naturel et culturel de l’île (septembre 2026).
> Grand Angle sur la nature réunionnaise : Exploration des sites naturels emblématiques et de la biodiversité unique de l’île (mai 2026 et octobre 2026).
> « Jardins secrets, Secrets de jardins » : Immersion dans le jardin créole, ses vocations traditionnelles et ses nouveaux potentiels (octobre 2026).
La politique sociale, pilier de la départementalisation :
> La création d’une pièce de théâtre originale pour souligner les mutations du travail social à La Réunion à travers l’implication des agents du Département accompagnés d’un metteur en scène professionnel (décembre 2026).
Du rayonnement de La Réunion en dehors du cadre insulaire :
> Les Réunionnais du Monde : Mettre en avant les contributions des Réunionnais dans le monde et leur impact sur le développement culturel et économique de l’île (septembre 2026).
.nav-gallery{display:none;}
En savoir plus
-
Ce jeudi 19 mars, les 80 ans de la départementalisation ont été marqués par une journée spéciale tournée à la fois vers le devoir de mémoire et les perspectives d’avenir. À cette occasion, le Département a officiellement ouvert une année de commémoration placée sous le signe du dialogue entre les générations. Ce moment vise à rappeler les profondes évolutions qu’a connues La Réunion depuis 1946, tout en invitant la population à se projeter face aux grands enjeux à venir : l’accompagnement et l’insertion des jeunes, les défis liés au climat, les transformations numériques et les évolutions démographiques.
Visionner la vidéo :
Le 19 mars 2026, le président du Département, Cyrille Melchior, la présidente de Région, Huguette Bello, le représentant de l’Assemblée de Mayotte, Inchatti Mondroha-Magoma, la maire de Saint-Denis, Erika Bareigts, ainsi que de nombreux invités, étaient présents pour célébrer cette date anniversaire, dans l’hémicycle du Palais de la Source.
En 2026, La Réunion célèbre les 80 ans de la départementalisation à travers une année de commémoration placée sous le signe de la transmission entre générations. Cette journée inaugurale a été marquée par plusieurs temps forts : cérémonies officielles, expositions, inauguration d’une fresque réalisée par des collégiens et mise à l’honneur de la jeunesse comme des personnalités ayant contribué à l’histoire de l’île.
À cette occasion, sept collèges de l’île ont contribué à la réalisation d’une fresque murale le long de l’Hôtel du Département, rue de la Source.
Encadrés par leurs professeurs d’arts plastiques et l’artiste Chloé Robert, les élèves ont chacun travaillé sur une décennie couvrant la période de 1946 à 2016.
« J’ai dessiné une vieille dame qui trie le riz dans la vanne devant une case en tôle. Cela symbolise la période 1946-1956 », a expliqué Illiane du collège de Bourbon à Saint-Denis. Des jeunes qui, à leur tour, témoignent des profondes transformations apportées par la départementalisation. Ce projet artistique témoigne de l’appropriation de l’histoire par les jeunes et de leur regard sur les transformations du territoire.
Tout au long de l’année, des actions culturelles et participatives sont prévues, notamment des concours scolaires et des événements artistiques, avec un moment central le 16 mai autour d’un village commémoratif au Jardin de l’État.
Une journée du 19 mars où La jeunesse était au centre de cette commémoration avec un concours d’éloquence, des slams et des fonn’ker par les jeunes de la CIPI Sud et de l’Académie des dalons ou encore la présentation de l’affiche des 80 ans imaginés par le collège Plateau Goyaves.
Dans cette volonté de valoriser l’humain, le Département a également distingué 22 Réunionnaises et Réunionnais au parcours remarquable à travers le Prix départemental du mérite, soulignant leur rôle dans l’histoire et leur exemplarité pour les générations futures.
Collèges participants
Collège de Bourbon : 1946-1956
Collège Edmond Albius : 1956-1966
Collège Chemin Morin : 1966-1976
Collège Alsace Corré : 1976-1986
Collège Raymond Vergès : 1986-1996
Collège Beauséjour : 1996-2006
Collège Adrien Cerneau : 2006-2016
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Le Prix Départemental du Mérite spécial « 80 ans de la départementalisation » : Des personnalités récompensées pour leur engagement
Créé en 2006, le Prix départemental du mérite (PDM) met à l’honneur des femmes et des hommes dont l’engagement participe activement à la cohésion sociale et au développement de La Réunion.
Dans le cadre de la commémoration des 80 ans de la départementalisation, le Conseil départemental a souhaité honorer 22 Réunionnaises et Réunionnais aux parcours exemplaires. La cérémonie de remise des distinctions s’est déroulée le 19 mars, au sein de l’hémicycle du Département.
À travers cette médaille, le Département salue des parcours marqués par un engagement constant et un dévouement au service du territoire et de l’intérêt général.
Comme l’a rappelé Cyrille Melchior, président du Département :
« Le Département a fait le choix de placer l’humain au cœur de ces célébrations. En rendant hommage à celles et ceux qui ont été témoins et acteurs de la départementalisation, il est rappelé que l’histoire se construit collectivement, à travers des parcours, des engagements et des convictions. »
Cette édition spéciale du Prix départemental du mérite s’inscrit ainsi dans une démarche de reconnaissance institutionnelle, mettant en lumière des personnalités dont l’action constitue une référence pour les générations présentes et futures.
+ Lien vers l'article
+ INFO PRESSE - Prix du Mérite
En savoir plus
-
Le Prix Départemental du Mérite spécial « 80 ans de la départementalisation » : Des personnalités récompensées pour leur engagement
Créé en 2006, le Prix départemental du mérite (PDM) met à l’honneur des femmes et des hommes dont l’engagement participe activement à la cohésion sociale et au développement de La Réunion.
Dans le cadre de la commémoration des 80 ans de la départementalisation, le Conseil départemental a souhaité honorer 22 Réunionnaises et Réunionnais aux parcours exemplaires. La cérémonie de remise des distinctions s’est déroulée le 19 mars, au sein de l’hémicycle du Département.
À travers cette médaille, le Département salue des parcours marqués par un engagement constant et un dévouement au service du territoire et de l’intérêt général.
Comme l’a rappelé Cyrille Melchior, président du Département :
« Le Département a fait le choix de placer l’humain au cœur de ces célébrations. En rendant hommage à celles et ceux qui ont été témoins et acteurs de la départementalisation, il est rappelé que l’histoire se construit collectivement, à travers des parcours, des engagements et des convictions. »
Cette édition spéciale du Prix départemental du mérite s’inscrit ainsi dans une démarche de reconnaissance institutionnelle, mettant en lumière des personnalités dont l’action constitue une référence pour les générations présentes et futures.
Daniel Moreau était un industriel majeur à La Réunion, connu pour sa direction de Royal Bourbon Industries, une conserverie familiale. Il a contribué au développement industriel local et a soutenu des initiatives culturelles et sportives, notamment en tant que membre actif du Rotary Club. Daniel Moreau a participé au dynamisme économique et à la vie sociale de l’île, laissant l’image d’un chef d’entreprise attaché au développement et au rayonnement de La Réunion.
Frédéric Auché, ingénieur agroalimentaire, s’engage depuis plus de trente ans dans le développement des filières agroalimentaires à La Réunion. Après plusieurs responsabilités dans la filière viande, il rejoint la société Mascarin en 2005 et en devient président en 2012 après avoir organisé la reprise de l’entreprise, qu’il développe autour de la valorisation des productions locales. Il participe ainsi activement au dynamisme économique et à la valorisation du patrimoine agricole et culinaire de l’île.
Jean-Yves Minatchy est une figure majeure du monde agricole réunionnais. Agriculteur et syndicaliste engagé, il a consacré sa carrière à la défense des planteurs et éleveurs, notamment au sein de la CGPER et de la Chambre d’Agriculture de La Réunion qu’il a présidée. Un homme engagé qui a contribué à porter la voix du monde agricole et à accompagner les évolutions de l’agriculture réunionnaise, tout en défendant les intérêts des producteurs et le développement des filières locales.
Jean-Pierre Avril, agriculteur à la retraite, a consacré sa vie à l’agriculture, influencé par ses origines familiales. Après un bac scientifique, il a formé des jeunes dans des Maisons Familiales Rurales jusqu’en 1988, avant de devenir exploitant agricole. Cofondateur de l’Armeflhor et président de plusieurs organisations agricoles, il a œuvré pour la modernisation du secteur. Son parcours témoigne d’un engagement constant en faveur d’une agriculture dynamique, durable et tournée vers l’avenir.
Josiane Chane-Yin a mené une carrière dans l’Éducation nationale à partir de 1966 avant d’occuper des fonctions de conseillère pédagogique puis de chargée de mission au rectorat. De 1993 à 2003, elle contribue à la mise en œuvre de la politique de la ville à La Réunion auprès de la préfecture. Très engagée dans la vie associative et culturelle, elle œuvre notamment au sein des associations de la communauté chinoise. Un parcours exemplaire au service de l’éducation, de la culture et du lien entre les communautés.
Idriss Issop-Banian, instituteur à la retraite et écrivain-poète, est le fondateur du Groupe de Dialogue Interreligieux de La Réunion qu’il a présidé de 2000 à 2022. Il s’engage depuis plusieurs décennies pour le dialogue des cultures et le vivre- ensemble réunionnais. A travers ses actions associatives et ses écrits, il œuvre à promouvoir la compréhension mutuelle entre les différentes traditions religieuses et culturelles de l’île.
Paul Mazaka a un parcours professionnel riche et varié marqué par un engagement pour la promotion et le développement de la culture réunionnaise. Après des études à La Réunion et à Madagascar, il a notamment été cadre à la Sécurité Sociale, puis directeur de la culture au Département de La Réunion, avant de travailler à la DRAC en Nouvelle-Calédonie. Passionné de musique, il a également été professeur de guitare classique et organisateur de nombreux événements culturels, incluant des festivals et des tournées à l’international. Son action a contribué à structurer et à faire rayonner la vie culturelle, en accompagnant artistes et projets et en développant des passerelles entre les territoires.
Michel Admette, surnommé « le Prince du séga» est l’un des plus grands ségatiers de l’île. Il débute sa carrière en 1954 et acquiert rapidement une grande notoriété auprès du public réunionnais. Auteur, compositeur, il a sorti plus de 80 disques 45 tours et enregistré deux 33 tours : « Allon dansé Ginette », son premier séga et surtout «la route en corniche» qui se vendra à plus de 100 000 exemplaires. Citarane, Marie-Jeanne, Marie-Ange... autant de chansons qui deviendront des classiques de la musique créole.
Floris Olière, retraité des Postes, est avant tout un arbitre reconnu dans le milieu du football pour avoir foulé, pendant 22 ans, les pelouses des stades de La Réunion et de l’océan Indien. Il a 18 ans lorsqu’il travaille comme intérimaire à La Poste. Il effectue ensuite, pendant 27 mois, son service militaire, alors obligatoire. Une durée atypique, puisque la guerre d’Algérie fait rage. Il joue dans l’équipe de foot de la caserne Lambert. Il évoluera ensuite au sein des Juniors dyonisiens. Parallèlement à son métier d’agent d’exploitation à La Poste, il se forme à l’arbitrage et gravit rapidement les échelons pour devenir arbitre interrégional. Aux Jeux des Iles, en 1985, devant 20 000 spectateurs, il arbitre le match Maurice–Madagascar au stade George V, à Curepipe. Ce sera sa Coupe du monde à lui !
Marie Marlène Chane See Chu est une ex athlète de haut niveau et présidente du Club d’Athlétisme de la Plaine des Cafres depuis 2007. Elle a marqué le monde de l’athlétisme à La Réunion par ses nombreux titres et participations internationales. Engagée dans des actions caritatives et la promotion du sport, elle incarne un modèle de persévérance et de cohésion sociale, inspirant de nombreux jeunes à travers son parcours. Sa passion pour l’athlétisme se double d’un engagement fort envers la communauté, rendant le sport accessible à tous.
Joseph Mondon, enseignant à la retraite, s’est engagé dans le développement de l’éducation à La Réunion après la départementalisation. Après des études à Montpellier, il revient sur l’île en 1954 et participe activement à la structuration de l’enseignement secondaire. Par son engagement syndical et politique dans les années 1960-1970, il prend part aux grands débats de l’époque et participe aux avancées éducatives et sociales qui ont marqué cette période de transformation pour La Réunion.
Marie-Céline Floriant est une ancienne professeure des écoles ayant exercé de 1960 jusqu’à sa retraite en 2001, notamment comme directrice de l’école maternelle de Villèle. Parallèlement à sa carrière dans l’Éducation nationale, elle s’engage depuis plus de quarante ans au sein du CEDAACE, dont elle est présidente depuis 2000, pour promouvoir l’éducation, la culture et la lutte contre l’illettrisme auprès des enfants.
Guy Dupont engagé dans la vie publique, il a été secrétaire général de la mairie de Saint-Denis, premier Directeur Général des Services (DGS) au Département après la décentralisation en 1982, et Directeur Général des Services au Conseil Régional. Après cette carrière administrative, il a été directeur général du Groupe Bourbon.
Alain Abadie a joué un rôle clé dans le développement de l›administration locale. Secrétaire général adjoint des services administratifs du Conseil général (1978-1982), il a ensuite été directeur des ressources humaines avant de devenir directeur de cabinet au Conseil régional (1986-1992). Un parcours au service de la vie publique, marqué par son engagement dans la modernisation et l’organisation des collectivités territoriales.
Marine Dusigne possède un parcours riche en langues et en arts. Après des études à la Sorbonne, elle devient professeure d’anglais, interprète et traductrice, tout en nourrissant son rêve de devenir journaliste. Installée à La Réunion en 1980, elle rejoint le Journal de l’île en 1984, où elle consacre une page quotidienne à la culture, mettant en lumière le théâtre, la peinture, la littérature et d’autres formes artistiques. Par son regard attentif et sa plume engagée, Marine a contribué à valoriser la vie culturelle réunionnaise et à faire connaître de nombreux artistes de l’île.
Gora Patel, journaliste et dirigeant de médias né à Saint-Louis, a consacré sa carrière au service public de l’audiovisuel. Entré dans le paysage médiatique réunionnais à la fin des années 1960 comme correspondant sportif, il rejoint ensuite le réseau de RFO où il occupe plusieurs fonctions éditoriales et de direction. Il devient directeur régional de Réunion la 1ère à deux reprises, premier Réunionnais à occuper ce poste, contribuant au développant de l’information et des programmes du service public dans l’océan Indien. Par son engagement et son expérience, il a marqué durablement le paysage médiatique réunionnais.
Yves Baillif a eu une carrière notable dans le domaine de la santé publique. Après des études en droit, il devient inspecteur des affaires sanitaires et sociales, exerçant à Paris, en Guadeloupe et à La Réunion, et connaît un parcours de cadre au sein du Conseil départemental de 1982 à 2002. Ce parcours témoigne d’un engagement constant dans la mise en œuvre et l’accompagnement des politique sanitaires et sociales au sein des territoires.
Monique Serieye arrive à La Réunion en 1970 en tant que technicienne sociale, affectée aux communes des Avirons et de l’Étang-Salé. Débutant dans des conditions difficiles, sans voiture ni moyens de communication, elle met rapidement en place, avec son équipe, des solutions pour les familles et les jeunes enfants, posant les bases d’une politique d’actions médico- sociales. Devenue responsable de circonscription à Saint- Paul, elle devient un pilier local pour la direction et les travailleurs sociaux, initie et soutient des projets dans le cadre du développement social.
Le Docteur François Cartault, pédiatre et généticien, a dédié sa carrière à l’étude des maladies génétiques à La Réunion et aux Comores. Arrivé en 1975, il a fondé le laboratoire de Génétique au CHU, comblant un vide crucial en matière de diagnostic sur l’île. Son travail a conduit à la découverte de gènes responsables de maladies rares, améliorant ainsi le diagnostic précoce et le conseil génétique à La Réunion. Par son engagement scientifique et médical, il a contribué à structurer la génétique médicale dans l’océan Indien et à faire progresser la prise en charge des patients et de leurs familles.
Marie Thérèse Bereau, dite « Manzelle Bereau», devient infirmière en 1958 et exerce d’abord au Maroc avant de rejoindre la Croix-Rouge Française à La Réunion à la fin des années 60. Pendant 14 ans, elle sillonne les quartiers de Bellemène, Sans-Souci et Bois-de- Nèfles, apportant réconfort et chaleur aux habitants, et pilote les premiers cours d’alphabétisation à Saint-Paul. Repartie à Saint-Jean-de-Luz, Marie-Thérèse Bereau décide de revenir dans l’île où elle s’installe comme infirmière libérale à Bois-de-Nèfles, où elle est affectueusement surnommée «Manzelle Bereau». Jusqu’en 2008, elle exerce avec dévouement, savoir-faire et humanité, laissant une forte impression par sa présence et son sourire.
Serge Gélabert, photographe installé à La Réunion depuis 1973, a consacré sa carrière à promouvoir l’île à travers l’image. Fondateur d’un studio à Saint- Denis et auteur de nombreux livres et films, il a largement contribué à faire connaître les paysages et la culture réunionnaise. A travers son regard sensible et son travail de terrain, il a su capturer la richesse des paysages, des traditions et des visages de l’île, participant ainsi à la valorisation de son patrimoine naturel et humain.
Jacques Écormier, ex responsable de la prévision à Météo France à La Réunion, a marqué le domaine de la météorologie par son approche accessible et éducative. Grâce à ses interventions sur les événements climatiques, il a su sensibiliser le public aux enjeux liés aux cyclones et aux variations météorologiques sur l’île. Pédagogue passionné et homme de transmission, il s’est toujours attaché à rendre la science compréhensible par tous et à partager son savoir avec simplicité et générosité.
En savoir plus